Helvet,
Et j'ai lu dans une biographie tout ce qu'il y a de sérieux, que la "période bleue" de Picasso, avait sans doute pour origine, son manque d'argent qui lui avait fait saisir une opportunité de racheter un stock de peinture bleue.
D'une contrainte, il a fait une oeuvre.
S'intéresser à la période bleue de Picasso, sans savoir cette information, peut emmener rapidement vers des délires interprétatif ou des impasses en terme de compréhension
Ne pas savoir situer l'oeuvre d'Hergé dans son contexte historique peut amener à lancer des accusations maladroites et bien-pensantes (et vous qu'auriez-vous fait pendant la guerre ?). J'ai ainsi vu sur un forum une analogie entre Hergé et Céline ! Notions historiques mal comprises et mal assimilées.
Connaître l'histoire de la famille d'hergé permet de se replonger dans les albums pour les re-
découvrir au sens propre. Et surtout de s'approcher un peu plus de ce qui fait le processus créatif d'un artiste (la grand-mère, Marie, du petit Georges Remi - alias Hergé - était une fille-mère, dont les frais d'éducation de ses enfant - des jumeaux - ont été payé par une Comtesse. On ne voit plus la Catafiore et son assistante Irma - Irma/Marie - ainsi que les Dupondt, sous le même jour, non ?).
Les artistes ne sont que des hommes, ni plus, ni moins.
Malgrè celà, il n'empêche que, par ex., Picasso et Miles Davis dans leur démarche (qui pourrait d'ailleurs s'apparenter à celle de scientifiques : j'apprend les règles en vigueur, je les applique, je vois ce que ça donne, je fais des hypothèses, j'expérimente, je tatonne, je vois ce que ça donne et j'en déduit de nouvelles règles que je mets en application ... et ainsi de suite en permanence), nous disent quelque chose de bien plus important sur notre temps, que si ils avaient reproduit à l'infini la culture classique.
Bien que dans le cas de Picasso, on sait que le résultat était moyen ; alors que dans le cas de Miles Davis, sa musique était (déjà ?

) somptueuse.
Mais la roublardise, l'astuce, la recherche de la provocation, l'attrait de la nouveauté, l'ego surdimensionné et la volonté de réussir ne sont pas l'apanage des artistes de notre époque. Ce sont des caractéristiques humaines intemporelles.
On a toute une série de témoignages qui expliquent que les pièces de Mozart et de Beethoven provoquaient bien souvent des scandales ou à tout du moins de "vifs émois" dans le public. Jéricho (qui me revient en mémoire sur ce sujet) était un peintre tout à fait classique dans la forme, mais scandaleux dans le fond.
Mais tout ceci n'est qu'un jeu. Le public recherche ce genre de frisson ou d'indignation.
Mais bon, je m'égare, revenons au sujet. Si je comprend bien ta position, tu places la culture classique européenne des 16/17/18° siècles, au sommet d'une hiérarchie artistique, que ce soit sur les plans musicaux, picturaux et sans doute architecturaux. C'est bien celà ?
Ben faut avouer que c'était pas mal, quand même !
Pas très démocratique, mais pas mal
Syber