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L'âme de Cabasse : la Live Music

1 octet ajouté, 3 février 2020 à 00:32
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Historique
Jusqu'à la retraite de Georges Cabasse, son fondateur, l'entreprise a toujours insisté sur le caractère indispensable de cette méthode d'évaluation pour juger de la fidélité d'un dispositif de reproduction sonore, comme en témoigne la réponse à la dernière des [[20 questions pour une enceinte Haute Fidélité]] (1994). Cette méthode d'évaluation a également été utilisée par Cabasse dans ses premières expérimentations de [[Les_systèmes_de_stéréophonie_à_plus_de_deux_canaux|prise de son multicanale]] à la fin des années 50, puis à l'époque de la quadriphonie dans les années 70 et enfin pour la mise au point de la [[Brochure_Pentaphonie|pentaphonie]] dans les années 90.
Cabasse a régulièrement pratiqué des sessions de musique comparée dans sa ville d'accueil de Brest, que ce soit à des fins d'expérimentation ou de démonstration. Un certain nombre de ces séances se sont déroulées dans la grande salle du cinéma [https://www.brest.fr/fileadmin/imported_for_brest/fileadmin/Documents/publications/patrimoine_brestois/patrimoines_brestois15.pdf Omnia], situé rue de Siam. Cette salle, aujourd'hui disparue, pouvait accueillir plus de 1 000 spectateurs. D'autres séances ont eu lieu dans la salle de l’École Nationale l’école nationale de Musique musique de Brest.
Pour ces séances, Cabasse a notamment utilisé un piano automatique débrayable, car ce type d'instrument rejoue systématiquement de la même façon, ce qui permet de s'assurer de l'identité du son de comparaison. Le piano est un instrument intéressant, car il réunit à lui seul l'étendue du spectre sonore, l'attaque, le ''sustain'', la richesse harmonique et il permet de jouer de façon très claire et détachée, mais aussi avec la pédale d'expression qui fait résonner toutes les cordes en même temps. Des comparaisons plus ambitieuses ont aussi été menées avec [[Interview_de_Georges_Cabasse_à_Stereoplay_en_mars_1985|l'orchestre de l'école national nationale de musique dirigé par Paul Kuentz]].
Cabasse n'a pas été le seul à s'intéresser à cette méthode d'évaluation. Le terme "essai-vérité" semble emprunté à Eric de Lamare, chef de laboratoire de l'O.R.T.F. (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) dans les années 60 et 70, puis ingénieur en chef à TéléDiffusion de France (aujourd'hui TDF) et chef du département Image et son à l'Ecole nationale supérieure des télécommunications (aujourd'hui Télécom Paris), auteur de l'article sous l'entrée "''Electro-acoustique''" dans l'Encyclopaedia Universalis. E. de Lamare a forgé ce terme d'essai-vérité dans un article intitulé ''Infidélité et haute fidélité des haut-parleurs'' paru en 1967 dans la ''Revue technique de radiodiffusion et de télévision'' (volume 2, n° 2) et le texte d'une conférence prononcée aux Journées d'études du Xème Festival international du Son et publié aux éditions Chiron sous le titre ''Essais subjectifs et mesures objectives sur les haut-parleurs''. Une version remaniée et complétée du texte de cette conférence a été publiée en trois parties dans l'édition ''Haute-Fidélité'' de la revue ''Le Haut-Parleur'' en 1973 et en 1974. Dans ces articles, E. de Lamare expose en détail la méthodologie de cet "essai-vérité" et les défis à surmonter pour y procéder, ainsi que les obstacles techniques à la mise en oeuvre de ces tests (obstacles largement contingents aux techniques disponibles à l'époque, mais aussi aux caractéristiques des sources sonores auxquelles les haut-parleurs sont confrontés).
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