madorre a écrit :Le probleme, c'est que pour avoir un facteur élevé, l'ampli devait avoir une boucle de contre-réaction très importante (ce n'est peut être pas le vrais terme, faut demander aux électroniciens qui s'y connaissent bien mieux), et cela nuisait au rendu sonore, donnant un son un peu dénaturé.
C'est cela, l'impédance interne d'un amplificateur est un sous-produit de la contre-réaction (CR) négative. Plus il y a une CR importante, moins l'ampli se comporte comme un générateur d'impédance et plus le DF (Damping Factor) sera élevé.
madorre a écrit :
Bon en gros un facteur d'amortissement élevé c'est bien , mais trop c'est pas bien, d’où la méfiance qu'il faut garder avec cette caractéristique...
Ce n'est pas aussi simple que cela, on parle de DF seul, d'un ampli, comme ça mais ça ne veut rien dire, on écoute pas un ampli sans enceintes. Donc si une caractéristique devrait rentrer en compte, ce serait la CF (coupling factor), le facteur de couplage, mais ça n'existe pas comme caractéristique car dépendante de l'enceinte utilisée. Mais c'est cette caractéristique qui permet de dire qu'un ampli se comportera de la même façon avec une enceinte donnée si son DF est à 50 (
en réalité 70) ou à 500 car ce qui est vu par l'ampli, c'est la somme entre la résistance interne de l'ampli, la résistance de la bobine de cuivre du haut-parleur (qui est égale à 80 % de la valeur nominale de l'impédance mais aucune règle ne force les constructeurs à cela…) et la résistance du câble HP (très faible mais non négligeable dans les calculs).
Il me semble que la caractéristique à regarder aussi est l'IMD (Disto d'intermodulation) qui permet de détecter justement si un ampli abuse de la CR.
Si vous avez compris ce qu'est le facteur d'amortissement, vous vous rendez compte qu'il n'a pas grand chose à voir avec l'amortissement de quoi ce soit, puisque qu'à partir de 70, tous les amplis se comportent de la même façon sur charge résistive… Le miracle des publicités laveuses de cerveaux à été de faire croire à l'audiophile que le DF permettait d'avoir des graves percutant, des médiums clairs et des aigus dynamiques… Or, un HP est contrôlé par 3 DF si on peut dire :
- la suspension
- la masse d'air qu'il a bougé
- la résistance de la bobine qui baigne dans un champs magnétique, et c'est seulement cette dernière que l'on peut contrôler par l'amplificateur…
L'expérience à faire est très simple, vous prenez un HP, vous appuyez gentiment avec le doigt dessus, il va s'enfoncer et revenir au point de départ. Maintenant, vous connecter les deux bornes du HP ensembles avec un câble en cuivre de faible longueur, vous remettez gentiment le doigt dessus et miracle… …il est plus amorti qu'avant.
Le DF permet de comprendre pourquoi certains vieux HP (Altec, JBL, Jensen, stentorian…) des années 60 marchent mieux sur des amplis à tubes, tout simplement car la suspension était très rigide et donc adaptée à des amplis à tubes à faible DF.

Certains constructeurs (surtout les LB) continuent dans cette lignée, et il est "normal" que le tube marche mieux dans certains cas… Tout est une question de CF.
