La classe D ?
surement pas mal mais les écoutes que j'ai pu réaliser ces derniers mois m'ont laissé.. peu emballé.
je n'ai pas écouté sur Cabasse mais sur des Triangle de la gamme MAGELLAN Concerto
La comparaison a pu être faite (dans la même après midi, même pièce d'écoute) avec un LUXMAN L505u + source LUXMAN D38 et un ampli double mono GERMINCORE en classe D, même source CD. j'ai préféré de loin le LUXMAN et ses défauts..
le GERMINCORE est apparu dépourvu de charme, ultra analytique mais les Concerto paraissaient éteintes dans le haut du spectre même si le GERMINCORE leur permettaient de descendre plus bas dans l’extrême grave (pour des Triangles

).
Voici un avis intéressant copié sur un autre site sur l'amplification en classe D :
"Il n'est pas juste d'affirmer que les mesures ne sont pas corrélées par l'écoute. Disons que cette affirmation ne s'applique qu'à l'écoute de ceux qui ne savent pas quel aspect surveiller.
La distorsion d'intermodulation est tout à fait sensible, même à niveau le plus bas. C'est elle qui donne ce sentiment de confusion, de mélange des sons et de manque de séparation entre les instruments à l'écoute. Elle est révélatrice d'un mauvais comportement dynamique. Les mesures sur des amplis classe D en Intermodulation se situent à un niveau extrèmement bas, et la séparation se confirme à l'écoute.
La distorsion harmonique, elle, touche la vérité tonale des instruments.
Agressive dans les harmoniques impaires, elle peut sembler agréable à l'écoute sur les harmoniques paires, ( ce qui explique l'engouement de certains pour le son des lampes ?). Là encore, sur des amplis classe D correctement dessinés, nous nous trouvons à la limite des appareils de mesure qui sont plus fins que nos oreilles.
Ces deux distorsions sont principalement générées en classe D par les étages de filtrage en sortie, et plus précisément la self (phénomènes de vibration mécanique, et de saturation des noyaux quand il y en a).
Le rendement a un impact direct sur le rapport qualité prix, puisque à puissance auditive égale, les prix des composants d'alimentation et de refroidissement diminue. Et la chaleur perdue n'apporte rien aux oreilles.
Enfin, il n'y a pas de mystère en audio. la mesure est une base mais il faut savoir quel est l'impact réel des chiffres que l'on lit. Notamment, le temps de montée, ou slew rate, de même que l'examen des signaux rectangulaires donnera une bonne idée des comportements dynamiques d'un ampli.
Enfin, on ne peut pas juger de la qualité d'un ampli seul, son alimentation a un impact considérable sur le rendu sonore. C'est donc le couple ampli+alim qu'on jugera, tant aux écoutes qu'à la mesure et le taux de réjection d'un étage amplificateur n'est en aucun cas un critère autre que celui des précautions à prendre sur son alimentation.
Alors, quid de la classe D ?
En fait, rien de nouveau, puisque l'amplification à découpage date des très très nombreuses années. Simplement, c'est un système complexe que les avancées de la technologie ont permis d'intégrer à faible coup dans des circuits complexes à l'intérieur, certes, mais réalisables en grande série à très faible coût sous un petit volume et faciles à mettre en œuvre.
Bien. Que constatons-nous à la mesure et à l'écoute d'un ampli tripath bien monté (alim généreuse et filtrage soigné et adapté à la charge) ?
Des distorsions à la limite du mesurable, une linéarité sans reproche, un rendement proche du parfait. Un taux d'amortissement remarquablement élevé. Un seul hic, des signaux de commutation résiduels à haute fréquence, inaudibles, certes, mais qui présentent des inconvénients, tant sur leur impact sur les autres circuits, l'alim, que sur les radiations EMI qu'ils engendrent. Et une difficulté particulière pour l'alimentation qui, puisqu'on est en régime de commutation haute fréquence, forts courants, devra être irréprochable sur sa capacité à fournir une puissance suffisante à très haute fréquence.
Á l'écoute, de tels amplis s'ils sont bien soignés et bien réalisés procurent:
Une tenue des graves remarquable (taux d'amortissement et comportement dynamique) lesquelles sont à la fois fermes, légères (bien situées dans l'espace, et détachées (pas d'IMD). Vous pourrez constater un impression de baisse de niveau si votre ampli précédent était mal amorti, mais c'était un défaut de celui-là, qui laissait trainer la résonances des HP de grave. Un médium chaleureux et précis, une belle disposition dans l'espace, des aiguës sans agressivité mais dynamiques (du vrai métal dans les cymbales, avec un impact puissant de la baguette). Vous pourrez constater une diminution de la présence de certaines voix, mais c'était un défaut de votre système précédent qui générait des distorsions harmoniques. Vous constaterez aussi une plus grande facilité à séparer les instruments, ainsi qu'une meilleure localisation dans l'espace: c'est bon signe. Et une impression de dynamique, de facilité, de légèreté accrue. Cela s'explique en partie par le dépassement qu'on constate sur les flancs de montée des signaux rectangulaires, lesquels compensent l'inertie des hauts parleurs et qui sont un avantage et pas un défaut.
Pour ma part, j'utilise depuis des années des amplis à contre réaction de courant, au slew rate élevé (>200V/µs) et aux bandes passantes monstrueuses dont j'aime la transparence et la "chaleur". Et bien, l'ampli classe d que j'ai écouté est extrèmement proche. je suis donc en train de me monter un système en multi-amplification qui comportera des amplis class D (à base de tripath), avec des FetMos de puissance très rapides et une fréquence de commutation la plus élevée possible pour éloigner son filtrage de la bande audible. Je garderai un amplis à contre réaction de courant pour les aiguës, conscient que la différence sonore ne sera pas si sensible que ça.
Une chose est sure: à prix égal, et quelque soit la gamme de qualité, un ampli classe D est aujourd'hui le meilleur choix que l'on puisse faire.
Pour obtenir un ampli haut de gamme et irréprochable en classe D, il faudra choisir celui qui propose: une alimentation symétrique du plus haut voltage possible (+-60V). Un grosse réserve de puissance, comme d'habitude, et une alimentation largement dimensionnée avec un bon découplage des condensateurs (condos chimiques haute qualité en parallèle et en quantité, condos HF en plus).
Le plus grand nombre de MOS de puissance en sortie (faible RDSon, bonne répartition des calories), et des selfs de sortie particulièrement soignées (sans noyau ou ferrite avec entrefer loin de la saturation, bobinage collé/ noyé dans la résine du plus gros diamètre de fil possible). Et veiller particulièrement à la qualité du blindage de l'ensemble pour que les rayonnements EMI sont maitrisés.
Pour donner un peu d'eau à mon moulin ce lien, qui correspond tout à fait à ce que j'ai pu constater pour ma part: la page de dcx2496.fr/tclass.php
Bref, il y aura toujours des gens pour qui la Hifi est une sorte de Graal inaccessible, que seul le psychiatre peut (ou non) soigner. Les adeptes du son des câbles ésotériques (mouaarf) directement branchés sur Dieu, les inquiets de vibrations à l'intérieur des semi conducteurs, les chercheurs du condensateur ultime signé d'un grand couturier, les spécialistes des effets néfastes de la "mémoire dans les amplificateurs" (authentique), bref, les disciples des gourous de la cuisine audiophile. Pour les autres, qui veulent simplement écouter de la musique, un *bon* ampli classe D vous satisfera pleinement et au moins autant qu'un très gros ampli plus traditionnel à quatre fois son prix".